Choisir une franchise : se servir efficacement du stage découverte

2012-06-19T10:29:00+02:0019.06.2012, 


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Une grande majorité de réseaux de franchises proposent aujourd’hui aux candidats qui souhaitent les rejoindre des stages découverte. D’une durée moyenne de 48 heures, ils permettent de découvrir le concept et l’univers du réseau. A condition de poser les bonnes questions.


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Observer les rouages du réseau


Trancher entre deux enseignes

Après avoir passé 10 ans dans un réseau de distribution automobile, Guillaume Bellet décide en 2009 de créer son entreprise. Rapidement, il opte pour la franchise et décide de rejoindre un réseau de cuisinistes. Hésitant entre deux enseignes, il suit dans chacune d’elles un stage découverte. « Cela m’a aidé à faire mon choix. J’ai pu établir une liste des points positifs et négatifs pour chacune. Le facteur humain a également été très important. Comme le courant est bien passé avec Mobalpa, j’ai signé un contrat de concession chez eux. »


Découvrir l’univers de l’enseigne

Comme son nom l’indique, le stage découverte permet de mieux appréhender le concept et le réseau en lui-même. « Il dure entre un et trois jours », précise Rose-Marie Moins, responsable de la formation au sein de la Fédération française de la franchise. « Le candidat est accueilli au siège et ensuite, parfois, dans une succursale. Certains réseaux permettent aussi de visiter la centrale d’achats et le hall de stockage. L’objectif est de faire découvrir l’ensemble des process, l’entreprise du franchiseur, les différents intervenants, les futurs interlocuteurs. »



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Guillaume Bellet a rejoint le réseau Mobalpa en 2010.

Stage découverte / stage immersion

Le stage découverte est à distinguer du stage d’immersion qui dure souvent plus longtemps et se déroule dans un point de vente franchisé. Dans ce cas précis, le candidat va plus loin dans sa découverte du métier : il comprend comment s’organise la tenue d’un point de vente du matin au soir. « Le stage découverte est souvent un prérequis dans les réseaux. Mais si le franchiseur ne vous propose pas un stage d’immersion, vous ne devez pas hésiter à le demander », conseille Rose-Marie Moins.


Double intérêt

« Pour nous, le stage découverte est le moyen de tester, de s’assurer qu’on ne s’est pas trompé sur le candidat qui évolue sous nos yeux pendant trois jours », avoue en toute honnêteté Thierry Dardel, directeur du développement réseau de Mobalpa et Socoo’c. « Depuis que nous avons mis en place ces journées, le taux de concrétisation des candidatures est d’ailleurs bien meilleur qu’avant. » Et Rose-Marie Moins de préciser : « Si elle permet au franchiseur d’observer le futur franchisé, cette session est aussi une opportunité pour le candidat de  déterminer s’il est adapté au métier. »


Se préparer pour tirer profit du stage



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Rose-Marie Moins, responsable de la formation au sein de la Fédération française de la franchise.

Les limites

« C’est la découverte du concept. Rien de plus. Il faut le vivre comme une immersion dans l’ambiance du réseau avec les équipes du franchiseur. Le stage découverte ne permet pas de cerner la dimension « chef d’entreprise ». Pour cela, il faut aller chez les franchisés eux-mêmes », détaille Rose-Marie Moins. Un sentiment que relativise Guillaume Bellet : « Après avoir rencontré les équipes du franchiseur, je me suis rendu dans le magasin de l’un des meilleurs concessionnaires Mobalpa. Il a été d’une transparence totale. Dans tous les cas, j’avais signé une clause de confidentialité. Il m’a prévenu combien les deux premières années étaient délicates, m’a montré les chiffres de sa trésorerie, ses marges, les contrats de travail. Depuis, je suis resté en contact avec lui. »


Poser des questions

« J’avais conscience que le concessionnaire ferait certainement un retour au franchiseur sur ce qui avait été dit et fait. Mais je ne me suis pas censuré pour autant. Si une question fâchait, au moins, je savais où je mettais les pieds », se souvient Guillaume Bellet. Etant donnée la durée du stage, mieux vaut donc se préparer en amont pour ne rien oublier. « Par contre », nuance Rose Marie Moins, « au siège du franchiseur tout comme dans la succursale, le candidat ne sera pas forcément en tête à tête avec ses interlocuteurs. » Reste à savoir s’il aura donc l’occasion de poser toutes ses questions.


Aller au-delà

Pour choisir son enseigne, le futur franchisé ne doit pas se contenter de ce stage découverte. « Il n’aura pas l’occasion d’aller au fond des choses », conclut Rose-Marie Moins. « Rencontrer des entrepreneurs déjà installés pour les interroger sur le métier, l’animation du réseau, les services fournis par le franchiseur reste essentiel. Et ces informations, ni la tête de réseau, ni les salariés de la succursale ne pourront les donner en toute objectivité. »