Etude de marché

P. Garceau (Conseil Québécois de la Franchise) : « Le Québec est la porte d’entrée nord-américaine »

2009-03-23T09:17:00+02:00

23.03.2009, 


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Ne pas sous-estimer l’identité de la culture nord-américaine : tel est le sésame pour s’implanter au Canada, selon Pierre Garceau, président du Conseil Québécois de la Franchise.

Pierre Garcin, président du Conseil Québécois de l
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Pierre Garcin, président du Conseil Québécois de la Franchise.

Le Québec, un marché intéressant pour les franchiseurs étrangers ? Notre province est une porte d’entrée en Amérique du Nord, tout comme, pour nous, la France l’est pour l’Europe. C’est plus délicat de s’implanter au Québec, car il existe 300 franchiseurs pour 7 millions d’habitants. A l’échelle nord-américaine, il y a beaucoup d’opportunités avec une population de 350 millions de personnes. Sans compter que les Américains sont de grands dépensiers.


Et pour les franchiseurs français en particulier ? L’attrait pour les produits français se porte notamment dans les domaines de la beauté, de l’alimentation ou des vêtements. Au Québec, nous avons beaucoup de franchises dans la restauration - environ 40 % -, et dans les services aux personnes et aux plus démunis¹. Les centres de conditionnement physiques - ou fitness - sont très populaires, ainsi que les entreprises de travaux après sinistres, et la livraison d’alimentation pour animaux à domicile. Les domaines de la construction, de la pharmaceutique et de la lunetterie sont franchisés dans notre province. Le domaine qui l’est le moins, c’est le prêt-à-porter, qui fonctionne surtout en mode coopératif.


Un conseil, avant d’exporter son concept au Québec ? Avant tout, venir dans notre province, pour mieux comprendre le marché local et s’adapter. Jacadi, le Bateau Blanc et Yves Rocher, entre autres, ont déjà essayé de venir au Québec, mais leur tentative « de faire les choses à la Française » n’a pas fonctionné. Les habitudes de vie, les modes alimentaires ne sont pas les mêmes. Elles diffèrent même entre le côté francophone et anglophone.


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(1)Au Canada, le nombre de seniors sera multiplié par cinq d’ici 2021. Anticipant le « papy-boom », le secteur des soins aux seniors a déjà connu un bond de 57 % en 3 ans. (Source : agence Ubifrance, basée à Toronto).

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