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Bien présenter et rédiger son business plan

2009-10-23T11:49:00+02:00

23.10.2009, 


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Un bon business plan doit respecter quelques règles élémentaires de présentation. Il est toujours composé d’une partie rédactionnelle qui présente le projet et d’une partie chiffrée avec plusieurs tableaux financiers.

Rédaction du business plan
Crédits photo : Getty Images
Plus la lecture du business plan est facilitée, plus le candidat marque de points.

L'aspect général

Le document ne doit pas dépasser les 30 ou 40 pages. Toutes les pièces justificatives ou complémentaires (photos, articles, plan du point de vente…) doivent être regroupées en annexes. Pour faciliter la lecture, il est également recommandé de faire un mini-sommaire et de commencer par une présentation synthétique du projet de deux pages maximum dans lesquelles le franchisé expliquera les raisons qui l'ont poussé à entreprendre en franchise et à choisir tel ou tel réseau.
La présentation doit être claire, lisible et aérée et la rédaction simple, sans effet de style. Le franchisé doit toujours penser à la personne qui lira le document : plus la lecture est facilitée, plus le candidat marque de points. Il faut savoir qu'un banquier doit lire des dizaines de dossiers et un document bien ficelé et complet lui facilitera la tâche.


Présenter le projet

Dans la première partie du business-plan, le franchisé doit vendre son projet en décrivant très précisément son produit ou service. Il doit se présenter (âge, parcours, motivations) et décrire le réseau qu'il a choisi : date de création, historique, nombre d'enseignes, de franchisés, présence à l'international, chiffre d'affaires, investissements... L'analyse doit ensuite aborder des éléments de marché : à quels besoins répond le produit, quels clients peuvent être intéressés, quelle est la zone de chalandise ? Une étude de la concurrence doit également figurer dans ces pages : elle explique en quoi l'offre est différente, complémentaire ou nouvelle, qui sont les concurrents, où sont-ils localisés, s'agit-il de franchises ou de commerçants indépendants ? L'aspect stratégique doit également être développé : politique de prix retenue, processus de développement envisagés, politique d'achats (centrale ou fournisseurs), opérations de communication envisagées, recrutements prévus… Enfin, le franchisé doit expliquer comment il compte financer son projet : montant et nature de l'apport, aides financières, montant d'emprunt envisagé...


Chiffrer les besoins

La deuxième partie du business plan est la traduction financière de tous ces choix. Cette analyse chiffrée est évidemment primordiale et c'est d'ailleurs elle qui intéresse le plus les investisseurs potentiel. Elle est composée de trois tableaux prévisionnels : le plan de financement, le compte de résultat prévisionnel et le plan de trésorerie. Au final, toute cette démarche doit conduire à la construction d'un projet cohérent et viable. « Contrairement à un créateur d'entreprise classique, le franchisé ne part de zéro pour remplir ces tableaux. Il peut s'appuyer sur les éléments chiffrés figurant dans le DIP et récupérer des informations auprès des franchisés en place. Il ne doit d'ailleurs pas hésiter à leur demander leurs comptes de résultats pour réaliser lui -même ses prévisionnels » suggère Jean-Pierre Gouzy, expert-comptable chez Fiducial et membre du collège des experts de la FFF.

 

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