Et si le digital analytics boostait l’activité des e-commerçants

2018-07-19T09:00:00+02:0011.07.2018, mis à jour le 19.07.2018,


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Crédits photo : shutterstock.com

Le marché de l'e-commerce n’a jamais connu une telle embellie. En 2017, les achats réalisés par les Français sur Internet ont atteint 80 milliards d’euros, après 72 milliards d’euros en 2016 et 65 milliards d’euros en 2015 selon la FEVAD, la Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance. Une hausse exponentielle qui traduit un marché très attractif pour les professionnels du secteur mais où il devient impératif de sortir du lot par la différenciation de son offre… Une métaphore est souvent utilisée pour caractériser les investissements nécessaires à réaliser par les e-commerçants, le « Leacky bucket », cela ne sert à rien de déverser de l’eau dans un seau percé, autrement dit, inutile de trop investir dans l’acquisition de trafic, il vaut mieux d’abord optimiser son site et s’assurer qu’il est performant.

Le secteur fait face à une explosion des sites d’e-commerce, ce qui accentue une concurrence de plus en plus féroce. Il est crucial, pour les acteurs, d’adapter leur site Internet afin de fidéliser les clients et d’augmenter leur taux de transformation. S’il n’a jamais été aussi facile de créer un site Internet, il est devenu très difficile pour les petits acteurs de se faire une place face aux géants.

Pour se différencier et durer, les e-commerçants peuvent compter sur un outil performant de mesure à 360° qui a un réel impact sur leur système de vente : le digital Analytics.  Présent depuis une vingtaine d’années, cet outil a su rester à la pointe de la technologie et cela pour plusieurs raisons : il permet de mesurer par exemple les commandes et le chiffre d’affaires, apporter une vue extrêmement détaillée sur les interactions avec les produits. De plus il répond à des questions essentielles pour les e-commerçants : quels sont les produits les plus recherchés ? Les plus achetés ? Cette technologie, à ses débuts, ne proposait que des indicateurs et actions simples comme par exemple réaliser des rapports consolidés. Aujourd’hui, elle a évolué et prend en compte les nouvelles problématiques des clients qui misent dorénavant sur l’aspect conseil.

Ces informations clés font le bon ou le mauvais temps des sites e-commerce et montre que l’analytics est un allié indispensable à une activité pérenne. L’e-commerçant a le pouvoir de segmenter ses visiteurs en fonction de leurs achats et déterminer combien de clients, à l’issue des soldes par exemple, vont revenir faire des achats sur leurs sites. Ainsi, le commerçant pourra réactiver un client « dormant » en lui proposant des promotions. Avec la segmentation RFM, le e-commerçant peut classer ses clients en fonction de leur récence et fréquence d’achat, ainsi que du montant dépensé. Ceci permet, grâce à un algorithme de Machine Learning, de détecter des comportements à risque et de réduire la part de clients perdus.

A côté du comportement des clients sur son site, l’e-commerçant a la capacité d’identifier les produits qui marchent et ceux qui ont plus de mal à se vendre. Il peut ainsi réagir rapidement et maintenir un rythme soutenu de commandes.
L’Analytics accompagne aussi les débutants qui démarrent leur activité, en leur permettant d’être attentifs à la partie commerciale (merchandising, fiche produit, fidélisation) et donc de ne pas se focaliser uniquement sur les campagnes d’acquisition marketing. Autant de points positifs qui montrent que l’Analytics a encore des beaux jours devant lui avec toujours selon la FEVAD, un marché  du e-commerce qui pourrait atteindre les 90 milliards d’euros d’ici fin 2018.

Ce texte est publié sous la responsabilité de son auteur. Son contenu n’engage en aucun cas la rédaction des Echos de la franchise.


Crédits photo : Rémy Balangué, Chef de Marché Ecommerce
L’AUTEUR

Rémy Balangué

Rémy a intégré AT Internet en 2009 en tant que consultant Digital Analytics. Après 8 ans au sein de l’équipe des consultants de Bordeaux, il a intégré en 2017 l’équipe des Product Managers. Il est en charge des évolutions de Data Query et l’API de Reporting, en plus de sa casquette de Chef de Marché Ecommerce.

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