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E. Letartre (MERCI+) : « Un savoir-faire évolutif »

29.06.2009, Interview réalisée par la rédaction et relue par l'enseigne

Ménage, repassage, garde d’enfants et jardinage… MERCI+, franchise de services à la personne, privilégie une offre ciblée, en misant sur le professionnalisme de ses équipes. Rencontre avec Emilie Letartre, responsable développement.

Emilie Letartre, MERCI+
Crédits photo : DR
Emilie Letartre, responsable développement de MERCI+

Intérêt du concept

1. Originalité et pertinence du concept ?

Le réseau MERCI+ a été créé en 2003. A l’époque, le secteur des services à la personne était peu structuré, le savoir-faire n’existait pas… Tout était à inventer. MERCI+ s’est donc concentré sur un seul métier au départ : le ménage et le repassage à domicile. Nous avons pris le temps de bien maîtriser cette activité avant d’en démarrer une nouvelle. La garde d’enfants a été lancée en 2006, puis le jardinage fin 2008. Mais l’objectif n’est pas de devenir un réseau généraliste : nous voulons privilégier une offre cohérente, ciblée sur la famille et les actifs.
MERCI+ mise beaucoup sur le professionnalisme et la qualité de ses équipes. Le réseau participe ainsi massivement au plan de formation de l’ISERP1, pour accompagner les salariés dans des démarches de professionnalisation. Ce travail de qualité porte ses fruits : l’AFPA2 nous a remis fin 2007 le trophée des services à la personne. Le réseau jouit donc d’une forte crédibilité, auprès des particuliers comme des professionnels du secteur.


2. Pourquoi la franchise comme mode de développement ?

Initialement, MERCI+ n’a pas été conçu comme un franchiseur. L’idée était avant tout de devenir un bon prestataire de services. Nous avons donc privilégié un développement en succursales, sur toute la France, ce qui nous a permis de bien connaître les différents marchés. Mais comme le groupe est entièrement autofinancé, sans investisseur extérieur, le développement en propre était limité. La franchise était une alternative intéressante, car elle prend en compte le savoir-faire, qui est essentiel dans notre secteur d’activité. En 2006, nous avons donc accueilli 3 franchisés « pilotes », pour tester notre capacité à transmettre notre savoir-faire à des entrepreneurs indépendants. Au bout de deux ans, l’expérience a été jugée concluante. Fin 2008, nous avons donc lancé plus massivement le développement en franchise. Aujourd’hui, le réseau compte 45 agences en France, dont 6 franchisés.


3. Facteurs de rentabilité et de pérennité du concept ?

L’investissement initial global s’élève à 60 000 euros, soit 20 000 euros d’apport personnel. A 20 euros de l’heure en moyenne, la clé du métier est de faire du volume… C’est pourquoi nous aidons activement nos franchisés à se développer : notre communication nationale, en particulier sur Internet, leur apporte plus d’un client sur deux. De plus, notre plate-forme téléphonique centrale, ouverte tous les jours, argumente les prospects et prend des rendez-vous pour les franchisés. Enfin, les deux premières années, le franchisé peut se débrouiller « seul », sans personnel administratif, grâce à un outil informatique de gestion de planning qui fonctionne très bien. Au bout de trois ans, le franchisé peut se rémunérer environ 3 000 euros nets par mois, avec 150 à 200 clients et 30 à 40 salariés à temps partiel.


(1) ISERP : Institut des Services à la Personne
(2) AFPA : Association nationale pour la formation professionnelle des adultes