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Tous les candidats ne connaissent pas la même fortune. Loin de là !
Un oui, un non, un peut-être
Trois banquiers, trois réponses pour un même projet : une franchise Coviva, réseau de services à la personne, à La Rochelle. Lorsque Jean-Luc Martin voit son premier conseiller de clientèle à la LCL en septembre 2008, le verdict tombe vite : l’enseigne n’a pas encore une notoriété suffisante pour que son dossier soit accepté à Paris. A la Société Générale, on lui accorde le bénéfice du doute. Il doit fournir le bilan d’un franchisé du réseau pour estimer le potentiel de développement de sa future entreprise. « La crise commençait à faire sentir. J’ai senti une retenue de sa part car il voulait avoir de la visibilité avant de prendre sa décision. », précise le candidat à la franchise.
Dénouement heureux
Il n’aura pourtant pas besoin de fournir le document. Le troisième rendez-vous est le bon. « Le conseiller du Crédit agricole a donné son accord après une heure d’entretien », se réjouit Jean-Luc Martin. La raison ? « Une banque de proximité avec un fort ancrage régional qui a tout de suite été consciente que le marché local est porteur », selon l’entrepreneur.
Non en Province, oui à Paris
C’est tout justement le cas inverse auquel a été confronté Magali Dequenne, franchisée Acadomia à Cannes. Lorsqu’elle veut ouvrir son agence de soutien scolaire en 2006, elle se tourne d’abord vers le Crédit du Nord. Lequel la déboute illico presto. « Il n’existait pas de franchise Acadomia sur le département. Faute d’éléments de comparaison, mon dossier a été refusé. Et pourtant il existait déjà une agence à Toulon », s’indigne-t-elle. Même topo à la BNP Paribas. « Le chargé de clientèle m’a assuré que le prêt serait accordé. Mais la direction régionale a trouvé mon business plan trop ambitieux. Ça a été la douche froide… », poursuit Magali Dequenne. Elle démarche alors la LCL. Son dossier remonte à Paris, où il est accepté en 2 jours grâce à la notoriété de l’enseigne au niveau national.
4 refus avant la réussite
Tous les candidats ne connaissent pas la même fortune. Loin de là ! C’est quatre refus que Johann Deuvletian essuie lorsqu’il présente son projet d’ouverture d’une agence multiservices Axeo à Gap. « Le business plan du franchiseur a été considéré comme surévalué car il a été établi sur une étude de marché dans une grande ville, raconte-t-il. Gap ne comporte 40 000 habitants. » Lui prend en compte l’ensemble du département, soit 120 000 âmes. D’après les banques, les Hautes-Alpes ne sont pas assez urbanisées et les habitants pas assez « mûrs » pour faire une activité de services à la personne.






