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La mise au concept : pas intégralement imposée par le franchiseur
De 100 à 3 000 € du mètre carré, tous les budgets de mise au concept sont envisageables en fonction de l’activité que vous allez exercer. Un dépôt-vente en Zac ou une bijouterie luxueuse de centre-ville ne requiert évidemment pas le même investissement. Pourtant, tous visent un même objectif : mettre en confiance le client grâce à un cadre identifiable d’un magasin à l’autre.
Toutes les franchises axées sur une activité commerciale requièrent désormais une mise au concept de votre local. Pour autant, le franchiseur ne peut tout vous imposer.
Matériaux et prestataires du concept architectural
Symbole de son savoir-faire, le concept architectural du franchiseur peut imposer des matériaux spécifiques, comme un parquet de bois blond au sol ou des meubles en acier. Mais théoriquement, le choix du fournisseur de ces matériaux doit rester libre tant qu’il est capable de se soumettre au cahier des charges fourni par le franchiseur. L’imposition d’un approvisionnement exclusif n’est acceptable que quand il est légitime. Ainsi, une moquette siglée au nom de l’enseigne ne pourra vous être fournie que par le franchiseur.
Du côté des prestataires, là aussi le libre choix doit être laissé au franchisé qui peut être tenté de faire travailler des artisans locaux afin de commencer à faire parler de son magasin sur sa ville. Toutefois, les réseaux les plus matures disposent soit d’artisans référencés dans toute la France, soit d’équipes dédiées capables d’intervenir très rapidement et maîtrisant parfaitement le concept. Un budget et une gestion des travaux sans surprise à un moment où le franchisé devra se concentrer à d’autres problèmes, comme la constitution de son stock.
La constitution du stock en franchise
Savoir quoi vendre et en quelle quantité relève là aussi du savoir-faire de votre franchiseur. Il peut vous imposer 100 % de votre stock le plus souvent si le cœur de son métier est la fabrication, comme pour les enseignes de terminaux de cuisson par exemple. Sinon, il vous imposera seulement de choisir parmi des produits référencés par sa centrale et vous proposera au départ de constituer avec vous vos premiers linéaires. Enfin, certains franchiseurs acceptent encore qu’une partie des produits vendus soit « hors contrat », afin de satisfaire une exigence locale.
Le financement du stock
Théoriquement, le franchiseur n’a pas à aider son franchisé pour le financement de son stock, au risque de devenir son « financier ». Déjà propriétaire de l’enseigne et du savoir-faire, il le placerait alors dans une situation de totale dépendance envers lui, ce qui est contraire à la philosophie du commerce associé. Seule exception, le système de la commission affiliation où le franchiseur reste propriétaire du stock et rétribue son franchisé via une commission sur ses ventes. Un système aujourd’hui décrié, justement pour la question de la dépendance économique dans laquelle il place le franchisé.
Réalisé en collaboration avec Hubert Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris et membre du Collège des experts de la FFF, Serge Meresse, avocat spécialisé dans la défense des franchisés, et Jean-Pierre Gouzy, expert-comptable, commissaire aux comptes, conseil en organisation et gestion et membre du Collège des experts de la FFF.





