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Réactions

Les services à la personne encaissent le passage de la TVA à 7 % 

02.12.2011, Claire Richard

Le salon des services à la personne a réagi à l’annonce du vote par l’Assemblée nationale d’une hausse à 7 % de la TVA. Réponse des réseaux sur le salon.

Thierry Rein, Family Sphere
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Thierry Rein, président du groupe Family Sphere.

Quelques heures avant l’ouverture du 5ème salon des services à la personne, les acteurs du marché ont appris le passage de la TVA de 5,5 % à 7 %, à l’exception des équipements et des services pour personnes handicapées. Cette augmentation n’est pas une surprise mais elle vient s’ajouter à des hausses qui ont déjà largement frappé le secteur. « Le relèvement de la TVA ne serait pas impactant si nous n’avions pas déjà subi une hausse des cotisations patronales et des augmentations du smic », insiste Christian Junik, responsable de l’enseigne Apef. Et, de continuer : « Nous nous retrouvons en concurrence directe avec nos collègues associatifs qui eux ne sont pas impactés par cette mesure. » Avec la moitié de ses activités consacrées à l’aide des personnes handicapées, l’Apef est moins touchée que ses confrères spécialisés dans la garde d’enfants et le soutien à domicile, comme Family Sphere.


Didier Chateau, Générale des Services
Crédits photo : Les Echos / Berti Hanna, Réa
Didier Chateau, co-fondateur de Générale des Services, un réseau de services à la personne.

Etre rassurant

Thierry Rein, son président se veut lui, très rassurant : « j’ai l’impression qu’on est alarmiste. Nous avons encore la réduction fiscale de 50 %, le Chèque emploi service universel (CESU) et la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) de la Caisse d’allocations familiales pour aider les familles. Ces dernières n’ont à payer que 15 % du prix. » Family Sphere a enregistré 20 % de croissance en 2011 et selon son directeur : « Nous resterons en 2012 et 2013, le secteur, le plus créateur d’emplois. » Pour Didier Chateau, directeur de l’enseigne Générale de Services spécialisée dans le ménage, le jardinage, les personnes dépendantes et la petite enfance, les bonnes entreprises survivront et les moins performantes disparaîtront. « Les Français considéraient le service comme un luxe. Maintenant qu’ils y sont habitués, ils vont réduire de 3 heures à 2 heures de prestation de services mais ils ne s’en passeront pas. Qui plus est, notre secteur compte aujourd’hui 2 millions de salariés et il restera créateur d’emplois. » La profession reste donc sereine.