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Débat financement création entreprise sous enseigne : N. Dubiez (HSBC), E. Holzinger (Synalia) et C. Marinakis (CrédiPro)

12.02.2010, François Simoneschi

Pour réussir le financement son projet de création d’entreprise sous enseigne, il faut savoir comment son dossier est analysé, quelles en sont les composantes et fluidifier sa relation avec le banquier.

Savoir comment est analysé un dossier de financement

Dans le cadre de la franchise, la banque doit s’attacher à comprendre le projet de développement d’un réseau, et l’intégration du projet de création de l’entrepreneur au sein de ce réseau. Cette analyse du dossier est réalisée par les commerciaux du réseau bancaire (présents en agence), à travers une étude des chiffres (apport personnel, business plan réaliste, plan de trésorerie…), un entretien avec l’homme (ou la femme) entrepreneur (se) - afin notamment de mesurer la complémentarité entre les points forts de l’enseigne et le CV du candidat entrepreneur (se) -, une étude de marché par rapport à l’emplacement choisi et toute donnée jugée utile pour appréhender sereinement une situation.


Composantes d’un financement

Deux autres éléments sont déterminants pour le candidat entrepreneur. Tout d’abord, celui-ci doit prendre conscience des composantes d’un financement : étude des différentes solutions (crédit-bail, OSEO, etc.), maturité du projet (durée du crédit par rapport au contrat de franchise), taux (coût du financement, coût liquidité, coût du risque) et comment il se calcule, en sachant que seul le troisième facteur dépend du candidat entrepreneur (se), et enfin garanties (caution personnelle…).


Fluidifier sa relation avec le banquier

Enfin, le candidat entrepreneur doit rendre un dossier complet, en s’appuyant sur la force du réseau, rappeler aux agences qu’il existe un pôle Franchise au sein de la banque, être transparent (comme cherche à l’être le franchiseur) sur les aléas de la vie passée (tout dire, et le plus vite possible), communiquer sur la situation par rapport au business plan (en particulier, sur les difficultés) en temps réel une fois le point de vente ouvert, négocier les conditions selon une relation entre partenaires plutôt qu’une relation client / fournisseur, et veiller à la solidité financière de la structure, en prévision d’un déploiement sur plusieurs points de vente. Bref, fluidifier sa relation avec la banque.
Ces trois éléments fondamentaux ont donné lieu à un débat entre Nathalie Dubiez (responsable du Pôle Franchise à HSBC France), Eric Holzinger (directeur de Synalia (Julien d'Orcel, la Guilde des Orfèvres, Heures & Montres, Parfait Alibi) et Charles Marinakis (Président de CrédiPro, un réseau courtage en financement exclusivement dédié aux professionnels).