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Les enseignes d'aménagement la maison innovent : développement durable, low-cost et coaching déco.
Développement durable
Réunis sur le salon Maison & Objet au début de l’année, les professionnels de la décoration ont tiré un bilan en demi-teinte de l’année écoulée. Après quatre années de hausse continue, le marché du meuble résidentiel subit les effets de la mauvaise conjoncture économique et marque le pas : - 0,3 % soit un chiffre d’affaires de 9,65 milliards d’euros. Toutefois, il demeure des raisons de se réjouir. Ainsi, le développement durable, véritable prise de conscience des consommateurs à l’égard de l’environnement et de leur santé, devient un gage de qualité. Meubles « Made in France » et éco-conçus représentent l’avenir des enseignes d’ameublement. Ainsi, Roche Bobois, spécialiste de l’ameublement, a voulu réitérer le succès de sa ligne éco-conçue « Legend » - lancée il y a 3 ans – et a récidivé avec « Horizon »*. Autre exemple : Castorama, enseigne de bricolage et décoration, qui garantit l’origine des bois utilisés dans la fabrication de ses meubles. De plus, l’enseigne a introduit une rubrique « l’astuce éco » dans le livre de bricolage qu’elle édite à l’adresse de sa clientèle.
Coaching déco
Renouveler leur offre, c’est sans doute ce qui permettra aux magasins d’aménagement de la maison de rester un secteur rentable. Les grandes enseignes l’ont bien compris et complètent leur gamme avec des cours de décoration ou de bricolage. Ainsi, Leroy Merlin, enseigne phare du groupe Adeo (Weldom, Bricoman, Aki, Kbane, Dompro ou encore Zodio, concept d'objets et de décoration) propose à ses clients des cours où se mêlent théorie et pratique. Poser un parquet flottant, installer une plomberie sans soudure ou embellir son intérieur… Des activités d’une durée comprise entre 1 heure et 3 heures, pour un coût oscillant entre 5 et 50 euros et dispensés en magasins. L’autre locomotive du secteur, Castorama, propose des cours de coaching sur le même principe : MyCoach, service de déco « sur mesure » et facturé 60 euros l’heure pour une pièce. Un excellent moyen d’exploiter le goût des consommateurs pour les nouvelles tendances, couplé à leur besoin d’économiser.
D’autre part, les enseignes dites de jeune habitat (Alinéa, Fly, Ikéa, etc.) ont clairement tiré leur épingle du jeu en 2008, quand le marché du meuble marquait le pas. Ces enseignes, dont l’activité consiste à vendre des collections de meubles et déco sans cesse renouvelées, ont connu une hausse de 16,2 % l’an dernier.
Low-cost
C’est un fait conjoncturel : en période de crise, les petits prix ont la préférence des consommateurs. Les chiffres le prouvent : sur les 7 premiers mois de l’année, alors que le marché traditionnel du bricolage chutait de 3,1 %, les magasins discounts voyaient leur chiffre d’affaires grimper de 2,8 % *. Certaines enseignes de déco et bricolage low-cost talonnent les locomotives du secteur. A l’image de BricoDépôt, enseigne discount du groupe britannique Kingfisher PLC (Castorama), devenue en 15 ans la troisième entreprise du secteur en France. Et le gouvernement semble aller dans ce sens. En effet, en décembre 2007, Luc Chatel – alors Secrétaire d’Etat chargé de la Consommation et du Tourisme - s’est vu remettre un rapport par Charles Beigbeder (fondateur de Powéo), désignant le low-cost comme le « levier pour le pouvoir d’achat ».
* source Les Echos.fr
* source FMB





