Réseaux : 3 inspirations philosophiques au service d’un même projet de réussite
Franchise, coopérative et commission-affiliation sont trois formules de développement aux différences juridiques avérées, particulièrement au niveau des stocks. Si la pratique actuelle tend à rapprocher la gouvernance de ces trois formules, des distinctions philosophiques demeurent. Le candidat doit mettre en adéquation le concept sélectionné avec la formule de développement la plus adaptée à sa personnalité.
Crédits photo : Getty Images
Le choix d'une enseigne passe aussi par la forme de son réseau et sa philosophie.
DIFFERENCES JURIDIQUES
Franchise : réciprocité cadrée
La franchise est le système le plus équilibré, basé sur la réciprocité des engagements entre la tête de réseau et ses partenaires. Si le franchisé est propriétaire de ses stocks, il doit se fournir exclusivement chez son franchiseur, avec peu de latitude de choix.
Commission-affiliation : stocks imposés
Evolution la plus aboutie du système de la franchise, la commission-affiliation se différencie par la propriété du stock, qui demeure entre les mains du franchiseur (commettant). Le franchisé (commissionnaire-affilié), reçoit des stocks imposés qui sont intégralement repris en fin d’exercice. Il est rétribué via une commission indexée sur ses ventes (entre 30 et 35% du chiffre d’affaires).
Coopérative : puissance d’une centrale d ’achat
La coopérative est un système plus « libre ». La tête de réseau appartient à chaque coopérateur qui détient une part de l’entreprise. Le principe « un homme = une voix » est appliqué lors des votes en Assemblée Générale pour définir les options stratégiques de l’entreprise. Au niveau des achats, l’adhérent choisit librement son assortiment parmi une liste de produits référencés par la centrale d'achat, raison d’être de la coopérative.
DIFFERENCES PHILOSOPHIQUES
Crédits photo : DR
Alain Cohen, avocat spécialiste des réseaux.
« La différence fondamentale entre ces formules repose sur la nature du lien qui unit les partenaires », souligne Alain Cohen, avocat spécialiste des réseaux. « En coopérative, le lien est horizontal entre les différents coopérateurs, tandis qu’en franchise, ce lien est vertical entre franchiseur et franchisé ». Un lien vertical d’autant plus renforcé en commission-affiliation que le partenaire n’est pas propriétaire de ses stocks.
Franchise : standardisation d’un métier
« Exigences collectives et libertés individuelles sont les aspects principaux de la franchise », relate François Peltier, directeur associé du cabinet en conseil de développement Actas. Un avis que partage Catherine Bertin, directrice du réseau 5 à Sec. « Notre concept est basé sur un savoir-faire précis lié à la standardisation du métier au quotidien et à la gestion de la main d’œuvre. L’absence de stock ne permettait pas un développement en commission-affiliation ou en coopérative. » Raison pour laquelle les sociétés de services optent très majoritairement pour le système de la franchise.






