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Le secteur du pain sort bien son épingle du jeu dans un contexte de tassement de la consommation.
Fournil
Le secteur du pain sort bien son épingle du jeu dans un contexte de tassement de la consommation. Pionnier sur ce marché, Le Moulin Ribeirou, a lancé en 1990 le concept de la fabrication de A à Z d’une courte gamme de pains par des néophytes. Le leader des réseaux affichait plus de 62 points de vente à son compteur fin 2008, dont 47 franchises. Depuis sont apparus Le moulin de Païou (16 implantations) ou encore Cerea (8 implantations). Bref, les quelque 1500 boulangeries indépendantes ont encore de beaux jours devant elles.
Cave
Désamour du Français pour le vin ou non, les enseignes affichent leur ambition et misent sur la qualité pour conserver leur clientèle. Nicolas tient le haut du panier avec un total de plus de 500 boutiques. Poids-lourd de la cave-entrepôt, Intercaves a développé un réseau de 180 unités. L’enseigne continue à ouvrir quelques points de vente par an. De son côté, Cavavin tente de faire sa place sur le même créneau mais avec 120 magasins. Les petits poucets du marché jouent la carte de l’originalité pour faire leur place sur le marché. Vinomania et V & B misent sur des bars à vins avec une offre de restauration tandis que Vins sur 20 commercialise vins et produits régionaux. Face à cette offensive des réseaux, nombre d’indépendants sont contraints de mettre la clé sous la porte ou de se réinventer en développant la restauration.
Région
Place à la gastronomie. C’est du moins ce qu’ambitionnent les multiples réseaux de spécialités alimentaires qui ont connu un boom en quelques années. Pétard mouillé ? Le Sud-Ouest après un départ prometteur a du plomb dans l’aile : Comtesse du Barry (61 unités en 2008 contre 65 en 2004), Ducs de Gascogne (17 unités en 2008 contre 20 en 2004) mais aussi Valette et Domaine de Lintillac ont du revoir leurs ambitions à la baisse notamment à cause du e-commerce et la grande distribution. La Méditerranée s’en sort mieux avec Oliviers & Co, A l’Olivier, Oil & Vinegar ou encore l’Italien Olio e Farina. Emplacements en centre-ville onéreux et agencement haut de gamme… les boutiques de spécialités alimentaires appartiennent majoritairement à des réseaux.
Ballotins
La Belgique tient toujours la dragée haute à la France. Avec près de 350 boutiques, le leader du marché Léonidas a pérennisé la croissance de son réseau même si celle-ci a ralenti. Son concurrent direct Jeff de Bruges aux 270 unités tente de combler son retard en soignant ses vitrines. Le tricolore De Neuville est toujours tenu à distance avec un parc de 130 unités. La prééminence est contestée par des chocolatiers qui lancent leur propre réseau, comme Chocolat Réauté et Déclinaison Chocolat en 2008 ou encore Cacao et Chocolat en 2009. Point commun de ces nouveaux arrivants : attaquer le marché en visant le haut de gamme. Une stratégie auxquelles sont également contraints les indépendants en fort recul sur le marché.
Panier
Le vert est la couleur à la mode et le bio se fraye un chemin jusque dans l’assiette des Français. Biocoop, coopérative créée en 1987, a essaimé partout dans l’Hexagone et a franchi la barre des 310 points de vente en 2008 et entend bien poursuivre son expansion tout au long de l’année 2009. La Vie Claire affiche elle aussi son optimisme avec 175 boutiques à son actif. De son côté, Biomonde décroche la médaille de bronze avec un réseau de 98 adhérents.
Cornet
Häagen-Dazs joue la carte du haut de gamme sur un marché comprenant peu d’acteurs. Le glacier américain possède un parc de 90 unités dont 85 en franchises. De son côté, Amorino, concept lancé par deux Italiens en 2002, joue la carte de la glace artisanale. Le réseau comporte 24 unités dont 18 en franchise. Apparu en 2002, le concept de glaces italiennes Amorino a poursuivi son expansion, en ouvrant, comme l’année précédente, 6 unités en franchise en 2008. Et il espère accélérer le rythme en 2009. Il recherche uniquement des emplacements numéro 1 mais ne s’implante que sur ceux où le coût de l’immobilier permet une viabilité sur le long terme. Enfin une nouvelle enseigne, La Compagnie des Glaces, émanation du fabricant savoyard Glace des Alpes, s’est lancée en 2008 en jouant la carte « premium ». Il a inauguré cette année sa quatrième boutique.





